Elle attendait. Regardait l'heure. Attendait. Soupirait. Attirait le regard lourd de reproche de son voisin de table. S'en foutait. Soupirait plus fort encore. Murmurait un " Vas te faire foutre" en souriant au regard assassin. Tapotait sur la table. Chantonnait " Baby one more time" . Personne ne réagissait. Regardait l'heure. Rien. Regardait sa feuille. Se disait qu'ils étaient cons ...
" Mademoiselle Bloom, qu'est ce que vous faites nom de Dieu?" cria une voix nasillarde.
La jeune fille fit semblant de ne rien entendre préferant se consacrer à quelque chose pensa-t-elle de plus intéressant. Cependant, elle leva ses yeux noisette vers la vielle femme qui osait l'interrompre dans ses pensées.
Un sourire angélique se dessina sur son visage.
" Ah non, ca ne vas pas marcher cette fois ma chére fille...On est en classe je vous rappelle et pendant un devoir qui plus est...Vous dérangez vos camarades! Si vous vous en foutez de votre avenir, ce n'est pas le cas de tout le monde ici! "
Elle marqua une pause afin de respirer profondement comme si elle se préparait à réciter une longue tirade.
" J'en ai marre de vous et de vos airs supérieurs ma fille! Quand comprenderez-vous que vous n'étes rien, ABSOLUMENT rien... Que vous ne faites que me déranger dans ma classe et m'empécher de faire mon métier, ce pourquoi je suis censé etre payé à la fin du mois... Je vais en parler au directeur de toute facon, ca ne peux plus durer et vous allez le payer ma chére...Vous allez le payer trés cher ma fille...It is so DISRISPECTFUL !"
Elle avait prononcé cette derniére phrase avec tellement de force que ses lunettes tombérent sur le bureau avec un bruit sourd. Puis, elle se rendit compte des 25 paire de yeux qui la regardaient fixement, comme si elle était une sorte de folle échapé de l'asile. Comprenant qu'elle avait perdu son calme, elle posa ses yeux globuleux sur la rangé du milieu, cherchant ceux de la coupable. Elle vit cette derniére jouer avec une méche de ses cheveux noir corbeau sans faire la moindre attention au reste de la classe. Puis ne pouvant plus ignorer le regard percant du professeur, la jeune fille leva la téte d'un air intéressé et demanda avec un ton désinvolte:
" Vous disiez?"
On aurait dit que la vieille femme avait recu une claque phénoménale. Elle parcouru la salle de classe de ses yeux et vit certains de ses éleves étouffer des fous rires. Elle s'apprétait a répliquer lorsque la sonnerie retintit fesant bouger tous les chaises et tables d'une maniére sincronisé. Elle vit la totalité de ses éleves se ruer vers la porte attendant chacun son tour de délivrance. Le professeur la vit aussi, la jeune fille brune posé contre une table, jouant toujours avec sa méche. L'éleve était sur le point de sortir lorqu'elle tourna la téte en direction du professeur. Elle souriait. Mais cette fois, accrochées sur ses jeunes lèvres un sourire moqueur se dessinait.
Elle sortit de la salle de classe suivant le couloir menant à sa suivante salle de cours mais se ravisa au dernier moment se rappelant qu'elle avait histoire. Tout à coup, elle rebroussa chemin poussant quelque élèves sur son passage et sans s'excuser reprit le chemin inverse. De toute façon, il ne pouvait rien lui apprendre de plus que ce qu'elle ne savait déja ce rabougri de Colman. Il allait encore parler de la Deuxième Guerre Mondiale et du rôle important des Etats-Unis pendant cette foutue guerre. Elle savait déja la tournure que prendrait le cours lorsqu'elle interromprait un des plus prestigieux professeur de New Utrecht, sorti tout droit de Princeton en lui posant une question du genre : " S'il vous plait Monsieur, j'ai peut-être mal compris mais ce que les Américains ont fait avec la bombe de Hiroshima ce n'était pas un meurtre? " Elle imaginait, bien avant d'avoir vécu cette scène, le teint violacé et le visage déformé par la colère de Colman la regardant lorsqu'elle prendrait son petit air de fausse intéressé oubliant de jouer avec sa mèche noir corbeau. Et comme à son habitude, le long monologue de Colman ferait son apparition plongeant le reste de la classe dans une profonde lethargie. Il pointerait du doigt, comme à son habitude, l'arrogance, l'affront de la jeune fille n'oubliant pas d'ajouter comme une sorte de point final " son manque de reconnaissance envers un pays qui lui avait ouvertes ses portes" . A cette derniére phrase, elle sourit ironiquement se disant que tout ce que le " rêve américain" lui avait offert, à elle, c'était la solitude.
Passant devant sa précédente classe, elle ne put s'empêcher de jeter un dernier regard à l'intérieur de la salle où elle vit sa vielle professeur assise devant son bureau, ses lunettes posées sur ses genoux, essuyant une petite larme roulant sur sa joue ridé.
" Elle a craqué...enfin..." se dit la brune faisant retourner sur son passage toutes les têtes des élèves grâce à sa démarche " de féline" comme certains seniors s'amusaient à la qualifier. Sans prêter attention à ces regards et se félicitant intérieurement de la faiblesse de la vielle femme et de sa force à elle, la jeune fille arriva dans le grand hall et observa son reflet dans le grand miroir de l'entrée. Rien ne pouvait plus la toucher. Elle arrangea sa frange avec ses doigts et poussa la dernière porte battante se retrouvant sous la pluie. Et surtout personne.
"LIBRE" pensa-t-elle lorsque la première goutte de pluie toucha ses lèvres. Elle descendit les marches de pierre faisant claquer ses talons de plus belle. Elle enleva son pull gris se retrouvant en débardeur en se jour froid de novembre. No, nothing and nobody can hurt me anymore!
La pluie ruisselante sur sa peau doré, elle chantonnait " Baby one more time" zigzaguant les rues de Brooklyn sous les regards ahuris de certains passants... Mais elle s'en foutait...Elle aimait la pluie...Ces gouttes lavaient ses péchés à défaut que ce soit ses larmes....
" Mademoiselle Bloom, qu'est ce que vous faites nom de Dieu?" cria une voix nasillarde.
La jeune fille fit semblant de ne rien entendre préferant se consacrer à quelque chose pensa-t-elle de plus intéressant. Cependant, elle leva ses yeux noisette vers la vielle femme qui osait l'interrompre dans ses pensées.
Un sourire angélique se dessina sur son visage.
" Ah non, ca ne vas pas marcher cette fois ma chére fille...On est en classe je vous rappelle et pendant un devoir qui plus est...Vous dérangez vos camarades! Si vous vous en foutez de votre avenir, ce n'est pas le cas de tout le monde ici! "
Elle marqua une pause afin de respirer profondement comme si elle se préparait à réciter une longue tirade.
" J'en ai marre de vous et de vos airs supérieurs ma fille! Quand comprenderez-vous que vous n'étes rien, ABSOLUMENT rien... Que vous ne faites que me déranger dans ma classe et m'empécher de faire mon métier, ce pourquoi je suis censé etre payé à la fin du mois... Je vais en parler au directeur de toute facon, ca ne peux plus durer et vous allez le payer ma chére...Vous allez le payer trés cher ma fille...It is so DISRISPECTFUL !"
Elle avait prononcé cette derniére phrase avec tellement de force que ses lunettes tombérent sur le bureau avec un bruit sourd. Puis, elle se rendit compte des 25 paire de yeux qui la regardaient fixement, comme si elle était une sorte de folle échapé de l'asile. Comprenant qu'elle avait perdu son calme, elle posa ses yeux globuleux sur la rangé du milieu, cherchant ceux de la coupable. Elle vit cette derniére jouer avec une méche de ses cheveux noir corbeau sans faire la moindre attention au reste de la classe. Puis ne pouvant plus ignorer le regard percant du professeur, la jeune fille leva la téte d'un air intéressé et demanda avec un ton désinvolte:
" Vous disiez?"
On aurait dit que la vieille femme avait recu une claque phénoménale. Elle parcouru la salle de classe de ses yeux et vit certains de ses éleves étouffer des fous rires. Elle s'apprétait a répliquer lorsque la sonnerie retintit fesant bouger tous les chaises et tables d'une maniére sincronisé. Elle vit la totalité de ses éleves se ruer vers la porte attendant chacun son tour de délivrance. Le professeur la vit aussi, la jeune fille brune posé contre une table, jouant toujours avec sa méche. L'éleve était sur le point de sortir lorqu'elle tourna la téte en direction du professeur. Elle souriait. Mais cette fois, accrochées sur ses jeunes lèvres un sourire moqueur se dessinait.
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Elle sortit de la salle de classe suivant le couloir menant à sa suivante salle de cours mais se ravisa au dernier moment se rappelant qu'elle avait histoire. Tout à coup, elle rebroussa chemin poussant quelque élèves sur son passage et sans s'excuser reprit le chemin inverse. De toute façon, il ne pouvait rien lui apprendre de plus que ce qu'elle ne savait déja ce rabougri de Colman. Il allait encore parler de la Deuxième Guerre Mondiale et du rôle important des Etats-Unis pendant cette foutue guerre. Elle savait déja la tournure que prendrait le cours lorsqu'elle interromprait un des plus prestigieux professeur de New Utrecht, sorti tout droit de Princeton en lui posant une question du genre : " S'il vous plait Monsieur, j'ai peut-être mal compris mais ce que les Américains ont fait avec la bombe de Hiroshima ce n'était pas un meurtre? " Elle imaginait, bien avant d'avoir vécu cette scène, le teint violacé et le visage déformé par la colère de Colman la regardant lorsqu'elle prendrait son petit air de fausse intéressé oubliant de jouer avec sa mèche noir corbeau. Et comme à son habitude, le long monologue de Colman ferait son apparition plongeant le reste de la classe dans une profonde lethargie. Il pointerait du doigt, comme à son habitude, l'arrogance, l'affront de la jeune fille n'oubliant pas d'ajouter comme une sorte de point final " son manque de reconnaissance envers un pays qui lui avait ouvertes ses portes" . A cette derniére phrase, elle sourit ironiquement se disant que tout ce que le " rêve américain" lui avait offert, à elle, c'était la solitude.
Passant devant sa précédente classe, elle ne put s'empêcher de jeter un dernier regard à l'intérieur de la salle où elle vit sa vielle professeur assise devant son bureau, ses lunettes posées sur ses genoux, essuyant une petite larme roulant sur sa joue ridé.
" Elle a craqué...enfin..." se dit la brune faisant retourner sur son passage toutes les têtes des élèves grâce à sa démarche " de féline" comme certains seniors s'amusaient à la qualifier. Sans prêter attention à ces regards et se félicitant intérieurement de la faiblesse de la vielle femme et de sa force à elle, la jeune fille arriva dans le grand hall et observa son reflet dans le grand miroir de l'entrée. Rien ne pouvait plus la toucher. Elle arrangea sa frange avec ses doigts et poussa la dernière porte battante se retrouvant sous la pluie. Et surtout personne.
"LIBRE" pensa-t-elle lorsque la première goutte de pluie toucha ses lèvres. Elle descendit les marches de pierre faisant claquer ses talons de plus belle. Elle enleva son pull gris se retrouvant en débardeur en se jour froid de novembre. No, nothing and nobody can hurt me anymore!
La pluie ruisselante sur sa peau doré, elle chantonnait " Baby one more time" zigzaguant les rues de Brooklyn sous les regards ahuris de certains passants... Mais elle s'en foutait...Elle aimait la pluie...Ces gouttes lavaient ses péchés à défaut que ce soit ses larmes....